Réseau hydraulique

Eau et assainissement

L’eau potable

La distribution d’eau potable à Longages est assurée par le Syndicat intercommunal des eaux des côteaux du Touch (SIECT).
Ce syndicat regroupe 51 communes, principalement reparties sur les côteaux situés à l’ouest de la vallée de la Garonne. Il dispose de deux stations de pompage et de traitement pour l’alimentation en eau potable des abonnés. L’une située sur la commune du Lherm, l’autre sur la commune du Fousseret. Depuis 2005, une nouvelle station est opérationnelle au Fousseret.

CanalSaintMartory_300

Le territoire du syndicat est une zone dont la population s’accroît rapidement (+ 20% en moins de 10 ans), il alimente actuellement 23 179 abonnés auxquels il distribue chaque année de l’ordre de 3 000 000 m3 d’eau potable.

Sur Longages, cela concerne 980 abonnés pour 123 450 m3 .

La principale ressource en eau est le canal de Saint-Martory, qui alimente 11 mois sur 12 les deux stations de traitement. Ce canal, construit entre 1866 et 1876 à des fins agricoles, est aujourd’hui utilisé par six usines de production d’eau potable. Le canal principal, entièrement bétonné et long de 71 kilomètres , prend l’eau de la Garonne dans la commune de Saint-Martory et se jette dans ce même fleuve à Toulouse. Tous les ans, au mois de mars, le canal est vidé pour permettre son entretien et sa maintenance.

Pendant cette période de chômage, les stations prélèvent l’eau brute dans deux rivières : le Touch (station du Lherm) et la Louge (station du Fousseret).

 

Le réseau de distribution

Le réseau de distribution comporte 32 réservoirs pour un volume global de 16 600 m3 . A Longages, ce réservoir est situé à la sortie du village, il est surélevé (château d’eau), mesure 25 m de haut, pour un volume réel de 250 m3 .

La qualité de l’eau

Le contrôle sanitaire de l’eau destinée à la consommation humaine est assuré par le service santé-environnement de la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales). Des prélèvements sont effectués à la ressource (Canal de Saint-Martory, la Louge, le Touch), à la production en sortie de station de traitement et sur le réseau de distribution par le laboratoire départemental de l’eau. Depuis le 1er janvier 2005, la recherche de radioactivité est effectuée. C’est le laboratoire Bouisson Bertrand à Montpellier qui effectue cette recherche.

Le programme de prélèvement est établi en application du code de la santé publique. Pour les prélèvements à la ressource, la fréquence dépend du débit journalier d’eau prélevée, soit 6 prélèvements par an sur le canal de Saint-Martory, 1 prélèvement par an sur la Louge et le Touch. Pour les prélèvements à la production et sur le réseau de distribution, la fréquence dépend de la population desservie.

Les principales analyses sont d’ordre bactériologiques (recherche de E-Coli ou Entérocoques) et physico-chimiques (recherche de nitrates, fluor, pesticides, PH…).

Pour 2007, tous les paramètres microbiologiques révélaient une eau de bonne qualité, et des valeurs physicochimiques conformes aux normes.

La teneur en plomb est également un paramètre physicochimique mesuré par le laboratoire. Plusieurs facteurs influencent ces paramètres, notamment la présence de canalisations intérieures ou extérieures en plomb. Depuis 2003, le SIECT procède à la suppression de ces branchements en plomb. A noter qu’à ce jour tous les branchements publics (écoles, restaurants…) sont exempts de plomb.

 Une gestion publique locale

Le prix de l’eau

Le prix de l’eau sur la facture de l’abonné se décompose en 3 parties :

. la partie fixe (abonnement et location du compteur pour un diamètre donné).

. la part consommation.

. les taxes et redevances perçues par le syndicat et reversées à d’autre organismes : l’agence de l’eau Adour-Garonne pour financer les investissements nécessaires à la préservation et à l’amélioration de la qualité des eaux ; l’Agence de l’eau pour la préservation des ressources en eau. Toutes deux sont calculées en fonction du nombre de m3 prélevés dans le milieu.

L’assainissement collectif

A quoi sert l’assainissement ?

L’assainissement des eaux usées est devenu un impératif pour nos sociétés modernes. En effet, le développement des activités humaines s’accompagne inévitablement d’une production croissante de rejets polluants. Les ressources en eau ne sont pas inépuisables. Leur dégradation, sous l’effet des rejets d’eaux polluées, peut non seulement détériorer gravement l’environnement, mais aussi entraîner des risques de pénurie.

La France dispose de ressources en eau suffisantes pour satisfaire nos besoins en quantité. C’est dans la détérioration de leur qualité que réside le risque. Trop polluées, nos réserves d’eau pourraient ne plus être utilisables pour produire de l’eau potable, sinon à des coûts très élevés, du fait de la sophistication et de la complexité des techniques à mettre en ouvre pour en restaurer la qualité. C ‘est pourquoi il faut «nettoyer» les eaux usées pour limiter le plus possible la pollution de nos réserves en eau : rivières, lacs et nappes souterraines

Pour la commune de Longages, c’est la station d’épuration située à Noé en bordure de la Garonne qui assure le traitement des eaux usées des habitants reliés à l’assainissement collectif (tout à l’égout). C’est le SIVOM SAGe (Saudrune-Ariège-Garonne) qui assure en régie la gestion de cette installation. Elle a une capacité de 4000 équivalents habitants.

Les eaux usées

Il ne faut pas confondre le traitement des eaux, qui a pour fonction de les transformer en eau potable, et l’assainissement des eaux usées rejetées par le consommateur après utilisation. L’assainissement des eaux usées a pour objectif de collecter puis d’épurer les eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel, afin de les débarrasser de la pollution dont elles sont chargées.

On distingue trois grandes catégories d’eaux usées : les eaux domestiques, les eaux industrielles, les eaux pluviales.

Les eaux usées domestiques sont essentiellement porteuses de pollution organique. Elles se répartissent en eaux ménagères, qui ont pour origine les salles de bains et les cuisines, et sont généralement chargées de détergents, de graisses, de solvants, de débris organiques… et en eaux «vannes» ; il s’agit des rejets des toilettes, chargés de diverses matières organiques azotées et de germes fécaux.

La pollution journalière produite par une personne utilisant de 150 à 200 litres d’eau est évaluée à :

  • de 70 à 90 grammes de matières en suspension
  • de 60 à 70 grammes de matières organiques
  • de 15 à 17 grammes de matières azotées
  • 4 grammes de phosphore
  • plusieurs milliards de germes pour 100 ml.

Les eaux industrielles varient d’une industrie à l’autre. Les eaux pluviales peuvent, elles aussi, constituer la cause de pollutions importantes des cours d’eau, notamment pendant les périodes orageuses. L’eau de pluie se charge d’impuretés au contact de l’air, puis, en ruisselant, des résidus déposés sur les toits et les chaussées des villes (huiles de vidange, carburants, résidus de pneus et métaux lourds…).

Les contrôles

A l’instar de ce qui se passe pour la production d’eau potable, l’épuration des eaux usées fait l’objet de contrôles définis par la réglementation.

Le contrôle des rejets des stations d’épuration s’inscrit dans le cadre général de l’autosurveillance réalisée par l’exploitant, supervisé par les services départementaux de Réseaux31.
Cette surveillance s’effectue sous le contrôle des services de l’Etat chargés de la police des eaux.

Pour la station desservant Longages, les contrôles sont permanents. Des prélèvements sont effectués toutes les 24 heures et des analyses mensuelles sont effectuées.

Un contrat a été passé avec le SATESE, qui assure une assistance technique aux exploitants de stations d’épuration.

Les boues

Les traitements appliqués aux boues «brutes» ont plusieurs objectifs. Ils visent, selon la dévolution finale des boues, à réduire leur volume, leur pouvoir de fermentation lié à leur teneur en matière organique, ou éventuellement à les hygiéniser, c’est-à-dire en éliminer les bactéries et parasites présents. Ces traitements permettent de limiter les nuisances olfactives, les risques sanitaires, mais aussi faciliter leur stockage, avant leur élimination ou leur valorisation.

Pour la station desservant Longages, c’est la solution de l’épandage des boues qui a été retenue. Un bassin de stockage de 800 m3 permet de respecter le plan d’épandage agréé par la Préfecture. Une convention avec un agriculteur local a été passée et la période d’épandage est de 6 mois dans l’année. Ces opérations d’épandages font l’objet d’un suivi rigoureux, des analyses de sols sont effectuées avant et après l’épandage et le SATESE assure tous les contrôles réglementaires.

L’usager et l’assainissement collectif

La réglementation en matière d’assainissement (loi sur l’eau du 3 janvier 1992, loi «Barnier» du 2 février 1995, décret du 3 juin 1994, etc.), a apporté un certain nombre de précisions quant aux obligations des usagers : raccordements, versement de la redevance d’assainissement, interdiction de certains rejets…

Le Code de la santé publique précise que «le raccordement des immeubles aux égouts est obligatoire dans un délai de deux ans après leur mise en service», et que «tous les ouvrages nécessaires pour amener les eaux usées à la partie publique du branchement sont à la charge exclusive du propriétaire» (art. L. 35-1)

A noter : la PFAC (Participation au Financement de l’assainissement collectif) est de 3500 euros (01-01-2017)
Les travaux de raccordement entre le réseau principal et le tabouret de raccordement privé, placé en limite de propriété sont devisés individuellement et le montant s’ajoute à la PFAC. Ce montant est dû dès la demande de raccordement.
Les services du SAGe se tiennent à votre disposition pour toute information administrative et technique. 05 61 87 84 35 – usagers.louge@sivom-sag.fr –  http://www.sivom-sag.fr/fr/index.html

Les bons gestes

Chacun peut participer à l’effort de dépollution des eaux usées en ayant les bons réflexes pour préserver l’environnement. Il faut éviter de rejeter certains produits polluants dans les égouts, ces gestes de prévention évitent de compliquer les traitements de la pollution domestique et donc de les rendre plus coûteux. Des systèmes de récupération de ces produits existent, renseignez-vous auprès de votre mairie. A défaut, apportez vos produits polluants à la déchetterie.

A ne pas faire

Jeter des lingettes dans le réseau d’assainissement collectif.

Jeter des produits polluants dans les éviers, les toilettes ou les regards d’évacuation.

En particulier :

. les médicaments périmés ou entamés. Des circuits de collecte de médicaments existent souvent. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien,

. les restes de désherbants ou d’engrais utilisés pour le jardinage,

. les produits contre les rongeurs (rats, souris) ou contre les limaces, etc.,

. les huiles de vidange neuves ou usées (rapporter les bidons non utilisés ou recueillir les huiles usées dans des bidons et les apporter chez le garagiste, où un circuit de collecte spécial existe souvent),

. les hydrocarbures, essence à détacher, essence de térébenthine, etc.,

. les fonds de pots de peinture, de produits pour vernir les bois, etc.,

. les insecticides domestiques et les produits pour protéger les bois des insectes, etc.